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TRÜFFADE ÜBER ALLES

La truffade est un plat à base de pommes de terre, de tome fraîche de cantal ou de laguiole ainsi que de lard grillé.
Les pommes de terre sont coupées en lamelles et rissolées dans une sauteuse dans laquelle on a préalablement fait fondre du lard blanc. On assaisonne avec du sel, du poivre et un peu d’ail. Lorsque les pommes de terres sont cuites, on coupe le feu, ajoute la tome fraîche coupée en lamelles. On laisse le fromage fondre au contact des pommes de terre chaudes puis on remue le plat cinq minutes avant de le transvaser dans un plat préalablement chauffé et de déguster la préparation accompagnée de salaisons locales.
Bien entendu, quand t’es végétarien, tu zappes le lard grillé. Ca se mange très bien sans.
“Mais pourquoi cette introduction culinaire ?”, te demandes-tu…?
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SOFY MAJOR / MEMBRANE Split (Impure Muzik/Bigoût/Ocinatas/Prototype/Basement Apes)
J’attends chaque sortie du trio avec une impatience non-feinte. Je suis leurs pérégrinations musicales depuis leurs tous débuts et ce concert mythique au Wheelie Bar. Manak n’avait pas encore de barbe et ne jouait d’ailleurs pas dans le groupe. L’heure était alors à FUNERAL DINER et ORCHID. Ca a ensuite senti bon le shreicore des familles (AKEPHAL, CAROL… Je ne crois pas que c’était voulu, en revanche ça a fait mon bonheur), avant de finalement aller chasser sur des terres beaucoup plus noise et viriles. Leur chef d’oeuvre s’appelle Permission To Engage, monolithe de rock violent et moderne brassant moult influences dans un gros chaudron de metal en fusion. Un disque qui, à sa sortie, a mis de nombreuses formations américaines dont je ne citerai pas le nom à l’amende.
Aujourd’hui paraît ce split avec leurs collègues de MEMBRANE, et j’ai comme l’impression d’une petite baisse de régime. Ne me méprends pas, ces trois nouveaux morceaux possèdent toujours les qualités intrinsèques propres au trio : un son titanesque, une écriture précise, référencée et velue, une énergie et une agressivité canalisées pour un résultat écrasant. Mais je ne sais pas, j’ai l’impression qu’il manque un petit quelque chose. Ou plutôt, quelque chose en plus qui me parle moins que d’habitude. Je sais ce que c’est. La tonalité stoner dominante (sauf sur Some More Pills, qu’on dirait du UNSANE sous perfusion sludge). Je ne tarie pas de mépris sur ce sous-genre musical inutile, et même là, même chez SOFY MAJOR, formation pourtant passée maîtresse dans l’assimilation intelligente d’influences disparates, ça passe pas. Mais c’est juste moi qui ai un problème, je crois. Parce qu’objectivement, ces morceaux sont très très bons. Je voudrais pas que tu te méprennes.
La face MEMBRANE m’a en revanche pas passionné outre mesure. C’est bien branlé, bien enregistré, bien influencé. Mais ça manque de gnak pour m’accrocher. Trop pépère et autoroutier. Pas assez accidenté. M’enfin, ils jouent le 24 février à Metz, je pourrai peut-être m’en faire une autre idée en live.
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SIGNAL² S/t (Chez Kito Kat)
La nouvelle signature clermontoise du label richemontois au chat est une bombe à fragmentation. Surtout en live. Epuisé, je ne suis pas resté jusqu’au bout de leur concert, mais les six morceaux vus alors avaient déjà suffi à me convaincre. Excellente impression que ce premier EP confirme et minore à la fois. SIGNAL CARRÉ, c’est un autre trio de Clermont (tu vois le lien ?) également lié au Raymond Bar (tu vois le lien, là ?) et comprenant un ex-SOFY MAJOR (est-ce que tu vois le lien, là ?). Deux beatmakers bien givrés et versés de dubstep, de big beat et de hip-hop électronique associés à un chanteur bien givré (l’ex en question) qui ne rechigne pas à la dépense d’énergie.
Le disque qu’ils nous proposent est plutôt bon, avec de grands moments et d’autres un peu moins. BLEUBIRD vient poser sa voix de canard sur EugeneII. Excellente idée, en revanche la mélodie un peu basique me le fait moins. C’est con car entre le groove vicieux de Fireball en ouverture et l’accélération gabber d’Airwolf (rappelant forcément l’Adrenalin de SENSER), y’avait de quoi éviter ce genre de facilités. Même grief sur la face B qui démarre de façon étouffante avec un Bonsoir sépulcral, puis embraie sur un Backstab étonnant jusqu’à son refrain (chanté par Fums) pas forcément approprié. Bon, il reste en tête, c’est le principal. Mais je le trouve pas de super bon goût. C’est con parce qu’en général je suis sensible aux voix féminines. Darker My Eyes constitue, quant à lui, une excellente outro où plane à nouveau l’ombre de ex-travellers anglais.
Une façon d’ouvrir le champ des possible et d’inviter l’auditeur à rester sur ses gardes ? J’espère en tout cas qu’ils partiront dans cette direction.