BUY OR DIE (pt 72) - Burger Records Special

349. INFINITY PEOPLE In Love With The Light (Burger) - 15 €

Tout ce que tu aimes dans la musique psychédélique des années 60 et 70 est contenu dans ce disque. Tu vénères BLACK WIDOW et ATOMIC ROOSTER ? JEFFERSON AIRPLANE et les MAMAS & PAPAS ? KING CRIMSON et PINK FLOYD ? VAN DER GRAAF GENERATOR et CAN ? Tu adores aussi par dessus-tout la néo-interprétation qu’en donnent ces hippies canadiens de BLACK MOUNTAIN ? Bien, tu devrais être rassasié avec ces quatre titres orgiaques gravés sur deux galettes noires et offerts à tes oreilles par le collectif de Detroit. Quinze drogués hallucinés au service d’une musique emplie de torpeur et de moiteur, de vapeur et de sueur. Froide, chaude, qu’importe. 

Petit bout de concert bien trippant.

350. SUMMER TWINS S/t (Burger) - 12 €

Elles sont pas mimis avec leurs patins, ces deux soeurs jumelles de l’été ? Si j’avais du me baser sur cette seule pochette pour procéder à l’acquisition de cette galette, je n’aurais pas tergiversé bien longtemps. Effectivement. Je n’ai pas tergiversé bien longtemps. Et grand bien m’en a pris. Ces dix titres sentent bon le soleil et n’ont rien à envier à d’autres revivalistes féminines nostalgiques d’une époque qu’elles n’ont pas connu (les DUM DUM GIRLS ou WARPAINT). C’est beau, t’as l’impression de flotter au-dessus d’une petite ville pittoresque, du bowl blindé de skaters à cheveux longs au parc rempli de jeunes hippies qui fument de l’herbe aux pieds des arbres. Et ils (les morceaux, pas les hippies) deviennent vite la bande-son de ton quotidien, sans que tu t’en rendes compte. Tu écoutes le disque à la maison, puis tu le prends avec à ton boulot (pour le faire écouter aux gens de passage) pour finalement ne plus le quitter et l’emmener avec toi en vacances. Longtemps qu’un groupe ne m’avait pas mis autant de baume au coeur de cette façon.

Tu l’auras dans la tête pour le reste de ta vie.

351. NATURAL CHILD For The Love Of The Game (Burger) - 12 €

“Un cul, ahahah oui, un cul de bonne femme, ah nom de Dieu de bordel de merde, ah ton cul, ton cul, c’est mon génie…”

Jolie pochette. Je trouve que Burger s’en sort toujours bien avec les artworks de ses productions. Un label avec une identité musicale et graphique bien marquée, qui ne cherche pas à imposer une charte quelconque, j’ai l’impression que ça devient de plus en plus rare. NATURAL CHILD est un trio de Nashville, Tennessee. Sa musique va boire à la source des glorieuses 70’s. Des CREEDENCE aux STONES de la bonne période (d’Aftermath à Goat’s Head Soup), avec un soupçon de Bob (Dylan) et de Neil (Young) pour l’attitude slacker et le côté laid-back assumé. Merde, c’est même limite sudiste parfois. Jeans crades et paille dans la bouche. Dix morceaux de grand rock américain joué au fin fond de l’Alabama (pour la caricature, mais je préfère franchement les FRUIT BATS) et qui n’aurait pas connu le punk. Extrêmement sympathique mais malheureusement loin d’être transcendant.

Le blues des visages de la mort.

352. THE TOUGH SHITS S/t (Burger) - 12 €

Et bim ! Sans que je m’en rende compte, j’écoute ce disque quinze fois par jour. Après les FROZEN TEENS et avant les USELESS EATERS, c’est encore un gros parpaing power pop que je me prends sur le coin de la gueule. Bon, je te vois venir, toi l’ayatollah de la dénomination. En effet, ça ne sonne pas vraiment comme les BUZZCOCKS, MEGA CITY FOUR ou TEENAGE FANCLUB. Certes. Mais putain, ça remplit tous les critères que les termes “power” et “pop” m’évoquent. Une énergie punk au service d’un rock doux-amer blindé de refrains mémorisables en une écoute, bref des chansons que tu chantes à tue-tête sans t’en rendre compte, en dansant comme un con et en ponctuant chaque break d’un roulement d’air batterie. Si l’on note une légère baisse de régime sur la face B (malgré un joli clin d’oeil aux STROKES sur Hombre De La Cocaina et quelques tubes impayables du genre Chinatown Bus), c’est bien la face A qui retiendra de toute façon notre attention avec six titres absolument imparables à écouter et réécouter jusqu’à ce que mort s’en suive.

Un des innombrables tubes que compte ce putain de chef d’oeuvre.

353. APACHE Radical Sabbatical (Burger) - 12 €

Un disque parfaitement résumé par sa pochette.

Finger Banger !

354. FEEDING PEOPLE S/t (Burger) - 12 €

Je trouve ce disque d’une violence assez incroyable. Et pourtant, ce n’est que du rock psyché. Enfin non, pas que. Faut aussi y ajouter une touche de modern dance no wave punk à la YEAH YEAH YEAHS (sur le déglingué Big Mother). Et quand le troisième morceau te fait penser à Chelsea Wolfe qui aurait bouffé les tripes d’ACID MOTHERS TEMPLE, tu commences doucement à te gratter la tête. Où le quintet veut-il en venir ? Bonne question à laquelle je n’ai malheureusement pas pu encore apporter de réponse. Une interrogation légitime suscitée à la première écoute passionnante de ces dix titres qui prennent un malin plaisir à te balader de Grace Slick (Jessie Jones a une voix absolument phénoménale) en Sabbat (Noir, bien entendu), tout en restant très fortement influencés par les sons psychédéliques du 13TH FLOOR ELEVATORS. Plus près de nous, on pensera immanquablement aux ANGELS OF LIGHT de Michael Gira (sa récréation quand les SWANS bullent dans leur étang). C’est dire à quel point j’apprécie ce premier album. Je dois d’ailleurs pas être le seul à avoir été impressionné, vu le petit buzz créé par le groupe (insert dans American Horror Story, SxSW deux années de suite, Thom Yorke en est fan). J’ai ptet pas que des goûts de chiottes, finalement.

Live gentiment sauvage.

355. THE RESONARS Bright & Dark (Burger) - 12 €

Je suis tolérant, ouvert d’esprit et prêt à accepter pas mal de choses (pour information, mon dilemme du jour c’est savoir si je vais commander ou non le prochain album de Pink en vinyle). Mais là, je peux pas. J’étais pourtant prêt à crier au génie en voyant cette pochette. Trop sucré, trop mièvre, trop ancré dans les joyeuses 60’s et surtout bien trop appliqué pour capter mon attention plus de trois morceaux. A petite dose, sur 45 tours, ça passe parfaitement bien, en revanche.

Mais juste à petites doses.

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Merci à Phil Burn Out de m’avoir commandé certains disques à l’unité juste pour me faire plaisir. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi.

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Notes

  1. recordsarebetterthanpeople a publié ce billet