Voici les 2 billets comportant le tag Kokura

AROUND THE WORLD IN 33 REVOLUTIONS PER MINUTE (pt 23)

Border Line Records se situe au rez-de-chaussée de la gare de Kokura, dans une espèce de couloir un peu glauque et mal éclairé. Drôle d’endroit pour une rencontre avec un disquaire. Mais comme je me dis toujours que le bonheur peut se trouver à chaque coin de rue, ça ne m’étonne guère plus. Momo me raconte qu’avec la crise, le magasin a du diviser son espace de vente et de stockage par deux. Dommage. J’ose d’ailleurs pas imaginer le massacre si j’étais entré dans un Border Line deux fois plus grand que celui-ci. 

Les disques sont bien entendus parfaitement conservés. Toujours scellés, avec la petite description qui le fait bien. Bien rangés dans les sections dédiées. Je fonce sur celles qui m’intéressent. Hardcore/punk, indie/rock, alternative 90’s/00’s. Bien entendu, j’en sors quelques perles, dont un album que je cherchais depuis sa sortie (1996… Tu peux imaginer mon bonheur ?). C’est à croire que je pourrais entrer dans n’importe quel disquaire généraliste japonais et me surprendre encore à en ressortir avec à chaque fois quinze disques sous le bras.

Oui bon ok c’est effectivement ce que je fais.

Quand même, ça m’étonnera toujours…

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AROUND THE WORLD IN 33 REVOLUTIONS PER MINUTE (pt 22)

A peine arrivés à Kokura, après une petite visite de sa très jolie petite maison et un repas qui fait du bien, Momo nous emmène en vadrouille. Premier arrêt obligatoire : Taguchi, son disquaire local favori. Il me dit qu’il y a déjà trouvé des pièces pour trois fois rien. A peine entré dans le magasin, c’est marrant mais je ne peux m’empêcher de le croire sur parole en observant autour de moi ces milliers de disques rangés dans leurs étagères étroites.

Y’a des disques partout. C’est le gros bordel. L’espace est optimisé. L’absence de bacs va rendre la tâche un poil plus ardue mais c’est pas grave, on n’est pas venu pour trier les lentilles (comme dirait ce bon vieux Jean-François Sisquellas). Je plonge tête la première dans les étagères. J’y trouve tout et n’importe quoi, du pressage japonais de Sylvie Vartan et du JAPAN que j’ai pas. Le Master Of Reality de BLACK SABBATH en état parfait pour trois fois rien. Un LP d’AUTO-MOD à deux euros. Puis je me mets à fouiller dans la section punk/new wave. Et là c’est le drame. Je sors une bonne pile de disques à deux euros pièce (en moyenne) en hallucinant à chaque fois (j’en remettrai plus tard certains à leur place, pour cause de billets de train à acheter). Momo a beau me dire que c’est un petit disquaire de campagne, ce Taguchi se révèle tout aussi bien fourni dans les trucs que je recherche que n’importe quel Disk Union de la capitale.

Surprise, je tombe même le split SHORT SUPPLY / APOLLO PROGRAM sur lequel je chante et joue de la guitare. A moins de deux euros. Ca m’a fait chaud au coeur. C’était vraiment le dernier disque que je m’attendais à trouver ici. A l’autre bout du monde. Tellement surpris qu’il a fallu que je me fasse prendre en photo avec l’objet du délit.

Pour la petite histoire, je ne l’ai même pas en ma possession. Et je ne l’ai finalement pas acheté. La beauté du truc, c’était de le laisser à sa place. Pour quelqu’un d’autre.

Et peut-être qu’il y sera toujours quand je reviendrai voir Momo…

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